Installer une yourte

Si vous n’êtes pas enthousiaste à l’idée de vivre dans un logement traditionnel tel qu’une maison ou un appartement, il convient de savoir qu’il existe des alternatives intéressantes à ce genre d’habitation, à savoir : la yourte. Que ce soit par rapport aux avantages économiques et écologiques dont vous pouvez bénéficier en optant pour cette dernière, la yourte saura faire le bonheur de tous ceux qui souhaitent mener, ou mènent déjà une vie de nomade.

Toutefois, il est important de rappeler que celle-ci appartient à la catégorie des habitats alternatifs démontables et mobiles. De ce fait, elle est directement concernée par un décret de la loi Alur, publié en 2015 et définissant le cadre juridique de cette classe de résidence.

Voici ce que vous devez retenir afin d’installer votre yourte en toute légalité.

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un habitat démontable et mobile ?

Le moyen le plus simple de répondre à cette question serait de présenter des exemples de logements correspondants à cette définition : Les yourtes, les roulottes, les caravanes ou encore les tipis, tous entrent dans la même catégorie d’habitat. Souvent caractérisés par leur autonomie énergétique, taille et la liberté qu’ils offrent à leurs propriétaires, ces derniers sont également réputés par leur accessibilité et prix généralement peu onéreux.

En ce qui concerne la yourte, il faut compter autour de 5.000 € minimum pour l’acquisition du modèle de base d’environ 12 m² capable de contenir un nombre maximum de six personnes et plus de 15.000 € pour le modèle de luxe, avec tous les avantages que celui-ci peut offrir telle qu’une superficie de 50m², fenêtres et porte vitrée…

L’installation d’une yourte ne nécessite pas plus d’une demi-journée de travail, deux ou trois personnes devraient suffire afin d’accomplir la tâche correctement.

installation yourte

Quelles conditions remplir pour installer une yourte ?

D’après la nouvelle définition donnée par loi Alur :

  • Toute résidence mobile doit pouvoir être démontée sans difficulté et à tout moment.
  • Ses occupants doivent y vivre pendant une durée minimum de huit mois par an et ce, à titre de résidence principale.
  • Les questions d’hygiène et de propreté relatives à l’habitation doivent être réglées par les soins de l’usager.
  • Ce genre d’habitat ne dispose pas de fondations, mais peut contenir des équipements à usage intérieur ou extérieur.

Autre nouveauté, l’installation de ces habitations doit obligatoirement s’effectuer sur des terrains constructibles, chose qui n’était pas toujours nécessaire et ce, en vue de l’ancien statut juridique de ces habitations.  Il est également minutieux de noter que le plan local d’urbanisme, PLU, prévoit avec précision les secteurs d’implantations, qui permettent de pareilles installations.

Quels sont les documents administratifs requis ?

Contrairement aux années précédentes, la taille de la future résidence n’est plus un élément important par rapport à la procédure, puisqu’autrefois, un permis de construire était requis pour tout logement dépassant les 40m². Désormais, la démarche se limite à une déclaration préalable, à moins d’avoir l’intention d’installer plus d’une résidence de superficie dépassant les 40m².

Une étude d’impact environnementale doit figurer dans le dossier de demande. Si des équipements ou installations non autorisés sont placés à l’intérieur du logement, il est impératif de complémenter votre dossier d’un certificat dont le but est de s’assurer du respect des règles d’hygiène et de sécurité, notamment de sécurité contre les incendies, ainsi que des conditions dans lesquelles sont satisfaits les besoins des occupants en eau, assainissement et électricité.

Pour ceux qui ne peuvent dormir que dans le silence et le calme absolu, il est vivement recommandé d’éviter les environnements trop sonores dans votre choix d’emplacement. En effet, l’isolation phonique d’une yourte est satisfaisante pour certains, mais n’est en aucun cas comparable à celle d’une maison ou d’un appartement.